LSM Mag Entrée 01

Première entrée du journal LSM Mag. Une réflexion personnelle sur la naissance des Studios Massart, la manière de créer, et l’importance de ce qui se vit autour des images.

Matteo Massart

1/2/20263 min temps de lecture

Je ne me suis jamais vraiment demandé quand les Studios Massart avaient commencé.
Il n’y a pas eu de date précise, pas de décision nette, pas de moment où tout était clair.

Au début, il y avait surtout l’envie de créer.
De faire des images sans trop réfléchir à ce qu’elles devaient devenir.
De prendre une voiture, une route, une lumière, et de voir ce qui se passait.

Je ne cherchais pas à construire quelque chose de “propre”.
Je voulais juste que ce que je fais me ressemble.
Que les images aient une ambiance, une présence, quelque chose de calme, parfois de silencieux.

Les voitures se sont imposées assez naturellement.
Leurs lignes, leur manière de capter la lumière, leur façon de transformer un lieu banal en décor.
Mais très vite, j’ai compris que ce n’était pas seulement une histoire de mécanique ou de design.

Ce qui m’a toujours intéressé, ce sont les moments autour.
La route avant d’arriver sur un lieu.
L’attente pendant que la lumière se met en place.
Les discussions inutiles mais importantes.
Les silences aussi.

Avec le temps, les choses ont évolué sans que je m’en rende vraiment compte.
Des shootings se sont enchaînés.
Puis des événements.
Puis des balades.

Les Studios Massart se sont construits comme ça :
par accumulation de moments, pas par stratégie.

Je n’ai jamais voulu faire “comme il faut”.
Ni cocher toutes les cases.
Ni produire à la chaîne.

Ce qui m’a toujours importé, c’est l’expérience.
Ce que les gens ressentent pendant un shooting.
Ce qu’il se passe pendant une journée entière, pas seulement au moment où je déclenche.

Parfois, le plus important n’est même pas la photo finale.
C’est ce qui se passe avant.
Ou après.
Ou entre deux prises.

Avec les événements, cette idée est devenue encore plus évidente.
Un road trip, par exemple, ce n’est pas juste une suite de routes et de voitures.
C’est une ambiance.
Un rythme.
Une manière d’être ensemble pendant quelques heures ou une journée.

Il y a des moments forts.
Et d’autres beaucoup plus discrets.
Un arrêt imprévu.
Une discussion sur un parking.
Une lumière qui apparaît sans prévenir.

C’est souvent là que tout se joue.

Les Studios Massart ne sont pas là pour “produire du contenu”.
Ils existent pour créer des souvenirs.
Des choses qui restent, même quand les photos sont rangées.

Ce journal est né de ce constat.
Tout ne peut pas être résumé en images.
Tout ne se voit pas.

Il y a des pensées, des impressions, des détails qui méritent d’être écrits.
Pas pour expliquer.
Pas pour justifier.

Juste pour garder une trace.

LSM Mag n’est pas un blog au sens classique.
Ce n’est pas une vitrine.
Ce n’est pas une suite d’actualités.

C’est un journal.
Un endroit où je peux revenir sur un véhicule qui a marqué.
Sur un événement vécu de l’intérieur.
Sur une journée qui mérite d’être racontée autrement.

Il n’y aura pas forcément un ordre logique.
Ni une fréquence précise.
Certaines entrées seront longues.
D’autres plus courtes.

Elles existeront simplement parce qu’elles ont quelque chose à dire.

Ce journal vivra ici, en ligne.
Libre, accessible, ouvert.

Et deux fois par an, il prendra une autre forme.
Le papier.

Un objet pensé pour durer.
Quelque chose qu’on peut garder, feuilleter, relire plus tard.
Sans urgence.

Parce que certaines histoires méritent plus qu’un écran.

Cette première entrée ne raconte pas un événement précis.
Elle pose simplement un cadre.
Une manière de faire.
Une manière de regarder.

La suite parlera de voitures.
De routes.
De projets.
De rencontres.

Mais toujours avec la même idée :
prendre le temps.

Ceci est la première page.
Le reste s’écrira au fil des moments vécus.


MATTEO MASSART / LSM Mag